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Hommage

maggio 13, 2008

C’était la fin du mois de janvier, et comme tous les jours j’étais assis près de ma fenêtre. Le ciel semblait de mauvaise humeur, et inondait la ville entière de ses larmes gelées, en la couvrant d’un froid presque mortel. Dans la brume, on ne distinguait plus la limite entre la ville et le cimitière, les quartiers semblaient habités par des fantômes.

Mon âme, malgré moi, s’accordait à la grisaille du monde, et errait sur les toits humides en laissant mon corps mou et fragile a l’intérieur. Au même moment, mon oeil tomba sur mon chat: comme mon regard, il aurait dû aller se promener dans la rue, mais non: il m’avait quitté pour aller chercher un lit plus chaud que mes jambes pétrifiées.

Les bruits de ma chambre m’envahirent tout à coup, en me réveillant de mon rêve léthargique. La bûche crépitait en rythme syncopé avec ma pendule, et cette musique ne pouvait que me rappeler mon enfance, ma maison blanche, et avec elle mon angoisse d’enfant: Des images, lointaines mais toujours aussi frappantes, douloureuses: ma mére tant aimée usurpée par un homme odieux; non plus jeune et gaie, mais vielle et méchante, une sorcière. Mon amour infini tourné en haine noire, désespérée.

Il ne me restait que les cendres de ce sentiment, toute espérance de féliticé, morte.

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